Pour ceux qui s’intéressent autant à la sculpture ou à l’architecture qu’aux lettres, le nom de Delta est synonyme d’innovation, d’originalité, mais aussi d’une certaine dimension ludique qui se marie paradoxalement au côté un peu “sérieux” que dégagerait son œuvre. Amsterdam a toujours été considéré comme cette partie de la scène Européenne qui aurait toujours projeté une riche diversité en style, une particularité se reflétant dans l’approche néerlandaise pour l’architecture, le design, l’art en général et plein d’autres domaines encore. Il fut un temps où il était possible de deviner plus ou moins la ville d’origine d’un certain style, car les maîtres du genre dans chaque ville étaient leurs ambassadeurs sur la scène internationale.
Ayant figuré lui aussi comme Bando, dans le livre Spraycan Art, Delta avait marqué quelques années d’absence de la scène, quand il part étudier à l’Université de Delft, après des années données à peindre en Europe comme à New York.
En sortant de ses études en 1993, il décida d’appliquer littéralement ce sur quoi il s’était penché pendant ses années d’absence, et revint sur la scène avec un style dit “3D”, qui révolutionna considérablement l’évolution du lettrage en Europe, voir à l’international. Connu pour son côté discret voir effacé, il conquit murs, rues et métros pendant un déchaînement qui avait secoué toutes les notions de comment appliquer de la dimension aux lettres; et les copieurs de son style ne tardaient pas à s’y mettre eux aussi, cherchant à faire carrière avec ce qui ne leur appartenait pas, n’ayant même pas compris qu’à la base, en enlevant tout ce “maquillage”, Delta demeure aussi un maître en lettrage à sa manière, avec son originalité. Sa passion pour le jeu avec les dimensions, la construction comme la déconstruction, lui ouvre des horizons qui ne s’arrêtent toujours pas à s’élargir, et, sous son vrai nom de Boris Tellegen, il se fait connaître bien en dehors de cette culture dont la diversité de styles et la compétition l’avaient porté à ouvrir toutes ces nouvelles portes. Inutile pour nous de commencer à établir une liste de ses “conquêtes”.
Vous n’auriez qu’à mettre son nom dans une de ces machines de recherche sur internet, et vous vous rendriez rapidement compte de l’énorme influence qu’il a exercer dans beaucoup de domaines. Il nous propose une autre passion qu’il nourri en parallèle, pour cette exposition; celle des trains de marchandises, sur lesquels ils se défoule depuis maintenant quelques années. Toujours en train de jouer avec les lettres, les formes et les dimensions, dans son style ludique très personnel; il nous livre ses plans et ses recherches sur des feuilles de calque, corrigés par ci et par là avec du correcteur liquide, tandis qu’une installation d’écrans nous montre le fruit de ces mêmes recherches…

For those interested in sculpture or architecture as much as in letters, Delta’s name is a synonym of innovation, originality, but also with a certain playfulness that paradoxically matches with the somewhat « serious » side of his work. Amsterdam has always been considered as that part of the European scene that has always projected a rich diversity in style, a peculiarity reflected in the Dutch approach to architecture, design, art in general and many other fields. There was a time when it was possible to guess more or less the city of origin of a certain style, because the masters of the genre in each city were their ambassadors on the international scene.
Having also been featured as Bando in the book « Spraycan Art », Delta had marked a few years of absence from the scene during his study at the University of Delft, after years spent painting in Europe as well as in New York.
When he left his studies in 1993, he decided to literally apply what he had been working on during his years of absence, and returned to the scene with a style called « 3D », which considerably revolutionized the evolution of lettering in Europe, and even internationally. Known for his discreet and self-effacing side, he conquered walls, streets and subways during an outburst that shook up all notions of how to apply dimension to letters; and the copycats of his style were not slow to get involved, trying to make a career out of what did not belong to them, not even having understood that, at the base, by removing all this « make-up », Delta also remains a master of lettering in his own way, with his originality. His passion for playing with dimensions, construction as well as deconstruction, opens up horizons that are still expanding, and, under his real name of Boris Tellegen, he is known well outside this culture whose diversity of styles and competition had led him to open all these new doors. There is no need for us to start making a list of his « conquests ».
You would only have to put his name in one of those search machines on the internet, and you would quickly realize the enormous influence he has had in many fields. He offers us another passion that he nourishes in parallel, for this exhibition; that of the freight trains, on which he has been working for a few years now. Always playing with letters, shapes and dimensions, in his very personal playful style, he delivers his plans and researches on tracing paper, corrected here and there with liquid corrector, while an installation of screens shows us the fruit of these same researches…

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